Découvrez nos meilleurs trucs et astuces pour prendre soin de vos cultures et de votre jardin écologiquement !
Pour aller plus loin
De bonnes pratiques culturales :
Sol à nu
Un sol à nu, c’est un sol où il n’y a pas de plante en croissance ou de quelconque recouvrement, on voit donc la terre. C’est une pratique bien ancrée dans notre imaginaire comme un idéal à atteindre, mais c’est en fait une mauvaise pratique à adopter. Un sol à nu est plus sujet à perdre de ses qualités (fertilité, structure, gestion de l’eau, etc.).
De plus, il est plus facile pour les “mauvaises herbes” de s’installer si aucune culture n’est en place et qu’elle a l’espace nécessaire pour pousser. Dans la nature, le sol est toujours couvert par un paillis ou par une plante en croissance, il faut donc reproduire le tout au jardin.
Fertilité - Un sol à nu est plus sujet à l’érosion par la pluie et par le vent, ce qui entraîne une perte de nutriments.
Structure - Un sol à nu se compactera plus rapidement comme il n’y a pas de système racinaire et moins de vie pour tenir le tout en place.
Gestion de l’eau - Moins bonne rétention de l’eau comme il n’y pas de racine et que la structure se désagrège.
Vie du sol - La vie est moins abondante dans un sol à nu comme les interactions possibles sont moindres.
Il est donc important de couvrir le sol en tout temps en plantant une grande variété de plantes, en recouvrant les parties à nu avec des cultures secondaires ou des engrais verts et finalement effectuer un paillage des espaces restants, ce qui réduit par le fait même l’apparition de mauvaises herbes.
Mauvaises herbes
La guerre aux “mauvaises herbes” fait partie du travail au jardin, mais ce ne sont pas des ennemis comme on pourrait le croire. Les “mauvaises herbes” sont tout simplement des plantes qui poussent facilement dans les conditions présentes. Une bonne gestion de celles-ci passe par un désherbage fréquent, avant qu’elles ne montent en graine et puissent se répandre facilement. Elles peuvent ensuite être mises au compost ou on peut tout simplement les laisser sur le sol. Elles se dégraderont rapidement et les nutriments que ces plantes auront prises dans le sol seront ensuite retournés et disponibles pour les plantes en cultures principales.
Lorsque l’on jette les “mauvaises herbes” à la poubelle, on jette également les nutriments qui se trouvaient dans le sol. Il est donc préférable de retourner le tout à la terre. Par le fait même, elles peuvent servir de paillis pour les cultures en place, il suffit de les mettre autour des plants!
Lorsque ces “mauvaises herbes” se dégradent, on obtient une forme de compostage de surface rapide sur place, efficace et qui évite de trop remplir les bacs à compost.
En résumé, il est même possible d’utiliser les mauvaises herbes comme source de nutriments et de paillage!
Paillage
Faire un paillage, c’est recouvrir les espaces où il n’y a pas de culture d’un paillis, généralement avec une matière sèche riche en carbone (feuilles mortes, paille, BRF, etc.) ou même les “mauvaises herbes” qu’on arrache et qu’on laisse sur le sol.
Le paillage permet de maintenir plus longtemps l’humidité dans le sol et ainsi réduire l’arrosage nécessaire. Il permet également de réduire l’apparition des “mauvaises herbes” comme l’accès à la lumière est plus difficile. C’est aussi une facon de maintenir la qualité du sol, que ce soit pour le maintien des nutriments, d’éviter la compaction du sol et d’augmenter la présence de microorganismes dans le sol.
On pratique donc le paillage autour des plants ou dans les zones où il n’y a pas de culture afin d’éviter que le sol soit à nu.
De plus, on peut faire un paillage pour couvrir la terre après l’ajout du compost et ainsi limiter son lessivage et augmenter la durée de son efficacité.
Une autre pratique à adopter afin de remplir l’espace est la culture d'engrais verts.
Engrais verts
Un engrais vert est une plante que l’on utilise pour améliorer le sol. Ce peut être une plante qui améliore la structure, qui fera office de paillage ou qui apporte des nutriments dans le sol par des processus comme la fixation de l’azote de l’air par exemple.
Plusieurs plantes sont utilisées comme engrais verts pour différentes raisons, comme par exemple : Avoine, pois, fléole, luzerne, sarrasin, moutarde, etc. On plante un engrais vert avant de cultiver une parcelle, entre les cultures ou lorsque l’on nettoie ou ferme le jardin. Il est donc possible de regrouper les cultures hâtives dans un coin de la parcelle pour ensuite planter l’engrais vert après les récoltes. Suite à la croissance de la plante, il suffira de la couper et de la déposer au sol (utilisation comme paillis, retour des nutriments).
Nous conseillons donc d’utiliser un engrais vert dès qu’il y a un trou dans votre jardin en complément avec le paillage afin de préserver au maximum votre sol et ses qualités. Cela limite également le besoin de désherbage à chacune des saisons, car il n’y a jamais de sol à nu sur lequel les plantes indésirables peuvent pousser! En résumé, il est recommandé de laisser le plus souvent possible une variété de matière organique sur votre sol pour l’enrichir et en améliorer les propriétés.
Rotation des cultures
Faire une rotation des cultures, c’est de ne pas cultiver toujours les mêmes légumes/fruits ou les mêmes familles de légumes/fruits au même endroit d’une année à l’autre.
Cette pratique s’inscrit dans une gestion et une préparation efficace de son jardin. Comme les plantes échangent des nutriments avec le sol en présence d’eau, la rotation des cultures permet de balancer ces échanges d’une année à l’autre et de fournir les nutriments nécessaires à la culture en cours. Par exemple, il sera logique de prévoir une plante fixatrice d’azote avant une plante qui nécessite beaucoup de ce nutriment dans sa rotation. Dans le même ordre d’idées, c’est également pourquoi il est important d’avoir une grande variété de plantes dans son jardin, ce qui facilitera les échanges de nutriments dans une multitude d’interactions.
C’est aussi une excellente façon de limiter la transmission de maladies et d’insectes année après année, car la plupart sont plutôt spécifiques à certains types de plantes. En bougeant la plante ailleurs au jardin, l’indésirable ne pourra plus s’attaquer à celle-ci comme elle ne se trouvera plus sur place!
Compostage de surface
Le compostage de surface, c’est de tout simplement laisser se dégrader les matières végétales sur le sol afin de rendre disponible plusieurs nutriments pour les plantes en place.
En effet, en appliquant les méthodes précédentes, on obtient un environnement autour des plantes avec des matières qui se dégradent et beaucoup d’interactions bénéfiques. L’idéal est donc de laisser les matières végétales autour des plants et recouvrir le tout d’un paillage. Les matières se dégraderont de la même manière que dans un compost et les bénéfices seront même plus grands comme la dégradation se fera sur place avec son lot de microorganismes en bonus!
En combinant toutes ces pratiques, on s’assure :
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D’avoir un sol productif et des plantes en santé;
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De favoriser la vie et les interactions dans le sol;
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De maintenir un bonne structure du sol et de protéger celui-ci;
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De ne pas dépendre d’intrants coûteux;
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De réduire les arrosages;
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De ne rien gaspiller;
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De tout utiliser directement au jardin;
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De réduire les effets néfastes pour l’environnement;
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De jardiner comme un.e pro!
Allez lire là-dessus!
Rotation des cultures :
https://jardinierparesseux.com/la-rotation-des-cultures-une-question-de-famille/
https://whperron.com/blog/non-classifiee/la-rotation-des-cultures/
Culture du sol :
https://www.fao.org/conservation-agriculture/in-practice/soil-organic-cover/fr/
Paillage :
https://jardinierparesseux.com/le-paillis-un-incontournable-pour-le-jardinier-paresseux/
Engrais verts :
https://www.agrireseau.net/agriculturebiologique/documents/Engvert_couleur_basse.pdf
https://jardinierparesseux.com/engrais-vert-pour-le-potager/
Compostage de surface
https://jardinonssolvivant.fr/le-compostage-de-surface-par-jacques-subra/
https://terra-potager.com/le-compostage-de-surface-guide-complet/