Découvrez notre recette gagnante pour avoir un compost de qualité dans votre jardin !
Pour aller plus loin :
La recette gagnante
Au compost, on souhaite viser un taux carbone/azote approprié afin d’optimiser la réaction de compostage. On l’appelle aussi ratio brun/vert, car la matière verte est à tendance riche en azote et la matière brune à tendance riche en carbone. Les organismes présents dans le compost ont besoin d’apports de matières organiques bien équilibrés afin de décomposer le tout efficacement. La réaction de compostage s’effectuera donc plus rapidement lorsque le ratio est bon, et la composition du compost sera aussi meilleure. Dans un premier temps, nous allons détailler la matière verte et la matière brune à mettre au compost, puis nous verrons les quantités recommandées pour atteindre un bon ratio.
Vert - Azote
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Matières végétales humides et riches en azote;
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En général, au jardin, il s’agit des plantes qu’on arrache ou coupe, qui n’ont pas commencé à sécher. Il est préférable d’avoir des matières vertes coupées récemment au jardin afin de maintenir un taux d’humidité intéressant dans le tas de compost. Les matières que l’on fait sécher contiennent toujours de l’azote, mais si le compost en contient trop, il pourra être trop sec et peu actif; il faudra alors songer à arroser le compost s’il ne pleut pas beaucoup durant la saison. Ouvrir le couvercle lorsqu’il pleut ou arroser avec de l’eau du jardin le tas si nécessaire, quoique plutôt rare.
On peut mettre pas mal tous les plants, mauvaises herbes, et autres résidus végétaux dont on veut disposer au jardin.
À faire attention :
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Enlever autant que possible la terre dans les racines avant de mettre au compost; trop de terre ralentit la réaction de compostage et il est préférable de laisser la bonne terre sur place au jardin. Cela contribue à préserver la vie microbienne du sol et sa structure. Il est même possible de mettre les plants arrachés dans un tamis et de le secouer au-dessus du jardin pour y remettre la terre présente dans les racines.
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Ne pas oublier de retirer la corde, par exemple utilisée pour tuteurer les plants, car elle n’est pas compostable, demeurera dans le compost et nuira au brassage car les outils se coinceront dedans.
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Ne pas mettre directement les plantes envahissantes comme le Chiendent, la Renouée du japon, l’Herbe aux goutteux et la Berce du Caucase au compost. Il faut les arracher et les faire sécher sur l’asphalte idéalement, ou une autre surface non végétale, et une fois que c’est bien séché, on peut le composter. Il est préférable de les arracher lorsqu’elles prolifèrent près du compost car elles pourraient proliférer dedans et nuire au processus. Si vous n’avez vraiment aucun endroit pour les sécher adéquatement, couper le feuillage et le mettre au compost et se débarrasser des racines.
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Ne mettre en aucun cas du plastique dans le compost, même celui homologué compostable. Ce plastique se dégrade dans des conditions optimales observées en laboratoire mais sur le terrain, il demeure dans le compost et cause des problèmes.
Il y a une croyance bien établie et répandue qu’il ne faut pas mettre les plantes malades ni les mauvaises herbes montées en graines dans le compost.
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Concernant les mauvaises herbes montées en graines : d’abord, il est préférable de désherber souvent afin d’éviter que les herbes montent en graine. On peut même les laisser en continu directement en surface du jardin, elles se décomposeront très rapidement (quelques jours) et leurs nutriments retourneront dans le sol. Cette pratique évite de trop remplir rapidement les bacs de compostage et facilite les tâches au jardin (pas de transport). Mettre un paillis en surface du jardin empêche également en grande partie les mauvaises herbes de pousser. Même si on a trop attendu et qu'il y a des graines dans les plantes qu’on arrache, on peut tout de même les composter, mais il faudra s’attendre à plus de mauvaises herbes au jardin. On peut faire sécher les plantes en graines au soleil afin de réduire la propagation des graines qui deviendront inertes. C’est pourquoi il est préférable de ne jamais laisser le sol à nu, les mauvaises herbes n’auront pas d’endroit où pousser, et de désherber souvent en laissant les plantes sur le sol.
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Concernant les plantes malades, lorsque les maladies sont causées par un insecte parasite, ces insectes ne prolifèrent pas dans le compost alors il n’y a pas de risque. Lorsqu’il s’agit d’une maladie fongique ou bactérienne, il y a peu de chances que ça demeure dans le compost jusqu’au moment de son utilisation. De plus, l’apparition de maladies, de manière générale, est attribuable aux conditions climatiques et non à la gestion des résidus malades de l’année précédente. Ça ne sert à rien d’essayer de contrôler cela.
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Si vous ne désirez vraiment pas les mettre au compost ou les laisser sur place, à la limite, on peut faire un tas de compost à part dédié aux mauvaises herbes montées en graines et aux plantes malades (surtout si les plants sont très affectés et que ce n’est pas une maladie commune). On utilisera le compost produit pour d’autres usages que le jardin, par exemple les plates bandes.
Chose importante à retenir : Couper ou déchiqueter les plants (~10-15 cm ou 4-6” max.). Les outils manuels de coupe font généralement très bien le travail. Dans les cas où une grande quantité de matière est à couper, on peut utiliser une déchiqueteuse. Il est possible de faire appel à Craque-Bitume pour ce service.
À vous de voir comment vous souhaitez gérer votre compost, mais ça peut être une bonne idée d’enrichir son compost de jardin en y apportant des résidus alimentaires de la maison. Ils sont généralement plus riches en azote. Vous pouvez consulter notre site web pour les détails de ce qu’on peut mettre, mais un résumé très rapide est de ne pas mettre la viande, les os, le poisson, les fruits de mer, les produits laitiers et les matières très grasses ou l’huile.
Brun - Carbone
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Matières végétales sèches et riches en carbone;
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En général, apparence plus sombre et couleur brune.
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Feuilles mortes;
→ Pratique si vous en ramassez sur le terrain du jardin, idéalement déchiquetées -
Fleurs fanées, plantes mortes et sèches;
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Paille (un peu plus riche en carbone, on peut en mettre un peu moins) - préférable de l’utiliser comme paillis directement au jardin.
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Petites branches (pas trop et grosseur d’un crayon maximum, en mettre un peu pour aérer le tas de compost);
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Papier journal ou carton non ciré, déchiré en lamelles (plus riche, on peut en mettre beaucoup moins);
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BRF ou sciure de bois non-traité (bran de scie) (plus riche, on peut en mettre beaucoup moins)
→ Coup de cœur! Ça en prend moins donc plus efficace au niveau de l’entreposage, et c’est déjà en fines particules donc ça s’incorpore bien au compost.
Dans le cas spécifique des jardins communautaires, les bacs à compost se rempliront presque exclusivement de restes de jardin, qui ne sont pas si riches en azote comme matière verte.
On revient donc au taux carbone/azote (ratio brun/vert)
Chose importante à retenir : Il est recommandé de viser un taux brun/vert de 1 pour 1, soit une quantité égale de matières vertes que de matières brunes. Cela dépend de la matière brune utilisée, c’est une approximation. 1 pour 1 surtout dans le cas des feuilles mortes, alors qu’on peut mettre moins de bran de scie, de BRF ou de papier journal.
Le plus simple est de mesurer le ratio en volume : 1 contenant de brun pour chaque contenant de vert ajouté.
Il est également possible d’ajouter la quantité de matières brunes après le brassage, sur le dessus, pour éviter les mauvaises odeurs et limiter la présence de mouches.
Il s’agit d’une ligne directrice et nul besoin d’être trop précis dans les mesures, car le plus simple est de bien observer son compost lorsqu’on le brasse, et constater si le ratio semble bon.
Mauvais ratio :
Trop de vert : compost trop humide, lourd à brasser, sent mauvais…
Trop de brun : compost trop sec, difficile à brasser, les outils se coinceront dans les matières fibreuses et les branches, le compostage est ralenti, peu actif…